Soumis par marie le dim 12/09/2021 - 07:43

Départ sous la grisaille, les vêtements de pluie et les polaires sont de sortie, les lunettes de soleil rangées dans les sacoches de guidon.. Yin qui a une mine de papier mâché, restera avec Mimi et Gilbert et assurera l’intendance, tandis que Catherine et Mac Pat attendront tristement et patiemment que la dépanneuse vienne chercher leur voiture, puis ils rejoindront la petite troupe. Sous la direction   de Patrick, nos huit cyclistes se dirigent vers Abbeville où il leur a été promis de belles visites (mais ceci est une autre histoire comme vous le verrez plus tard). La piste cyclable ne leur permet pas de circuler à deux de front, les filles  frustrées de ne pouvoir parler, pédalent avec entrain toutefois, sous l’œil admiratif des vaches, qui pour l’occasion ont revêtu de magnifiques bottes noires. De l’autre côté de la route des moutons (à tête noire) de près salés se goinfrent d’herbe espérant prendre rapidement du poids, ignorant que cette prise de poids ne les conduira pas à faire un infarctus mais vers d’autres destinées et que leur pronostic vital est engagé (comme ils disent à la TV).

Sur les coups de 10 h 01 précision donnée par Marie, et à 17,3 km de leur aire d envol, ils voient passer devant eux la VOITURE de Catherine et Mac Pat qui se déplace comme sur un tapis volant sans émettre de nuage blanc derrière elle, pour cette fois elle ne chauffe pas, peut être car il n’y a pas de chauffeur. Petite minute de silence  interrompue par le  ballet incessant de motos toutes plus bruyantes les unes que les autres. Nos cyclistes s’interrogent quant à la destination de cette horde sauvage (Julien aurait il la réponse, ceci est la minute culturelle musicale) Ce n’est qu’une fois arrivés vers le canal qu’ils se rendent compte qu’une « rave party » (selon JP), une teuf bon enfant selon la gendarmerie à cheval, est entrain de s’organiser, ou plutôt comme il est indiqué un  festival de rock marin. Un petit rodéo à travers champ plus tard ils trouvent enfin une piste cyclable digne de ce nom sous la forme d’un chemin de halage au revêtement parfaitement goudronné et avalent les kilomètres avec devinez quoi, le vent de face. Les paris s’engagent pour savoir si au retour éole ne sera pas volage et aura gardé la même direction pour daigner les pousser. 
Arrêt intempestif par un coup de téléphone de Yin leur signalant qu’ils sont attendus à Petit Port, destination qui avait été dépassée depuis belle lurette. Nouveau rendez vous sera pris à l’entrée du parc municipal de la Bouvaque. Pour gagner ce dernier il faut traverser un pont et le seul qui puisse le leur permettre est celui de l’autoroute, ce qu’ils ne peuvent faire, n’ayant pas leur pass autoroutier, il leur faudra donc rebrousser chemin.. trouver un autre pont et une fois ce pont trouvé et traversé, ils partiront à la recherche de la fameuse entrée, mais ce qu’ils ne savaient c’est qu’il y en avait deux. Ils firent donc le tour complet de ce grand parc et finalement trouvèrent Gilbert, Mimi et Yin. Petit repas toujours aussi délicieux, arrosé de Tariquet pour continuer l’expérimentation, mais aussi d’eau bien entendu, une petite balade pedibus pour aider à digérer, et les voilà partis à l’assaut de la visite d’Abbeville, les curiosités étaient alléchantes, ils ne purent voir que le beffroi mais il aurait fallu être aveugle pour ne pas le voir..la collégiale Saint Vulfran de style gothique flamboyant qui domine la ville de ses hautes tours, sa voûte et ses vitraux. Ils se mirent ensuite en chasse des bains douches décrits avec mult spéculatifs dans les guides touristiques et après plusieurs perdi-perda (en fait une longue errance) ils arrivèrent devant et trouvèrent porte close, renseignements pris on ne pouvait plus les visiter… le coiffeur qui en permettait l’accès  ayant déposé la clé sous la porte. (Pas les bons outils pour attraper la dite clé) Déçus ils décidèrent de reprendre le chemin du retour et devinez quoi cette coquine volage d’éole  soufflait de face. Heureusement que les garçons eurent pitié des filles et firent un rempart de leur corps (sculpté, musclé, d’Apollon : rayer la mention inutile si besoin mais ce n’est pas indispensable) pour leur couper le vent. A petit Port les accompagnants les attendaient devant une voiture qui fit baver les garçons. (Une Morgane c’est féerique) Ils traversèrent ensuite un champ de motos où les bikers tous plus tatoués les uns que les autres, au look pour le moins patibulaire, écoutaient avec attention les rockers qui se produisaient sur scène. 
Ils regagnèrent leur hôtel par la digue et purent enfin constater que la mer existait. 

 

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