Projet Course à pieds / Marathon de Nantes

La com fonctionne ! Jérôme P, malade et patient du CHU de Nantes souhaite s'engager pour soutenir l'action Sauve Ton Coeur. Ainsi, nous allons organiser un événement lors du marathon de Nantes. Alors rendez vous le 29 et 30 avril 2017, pour courir un peu, beaucoup, passionnément et soutenir cette belle action ! Voici son témoignage


Je m'appelle Jérôme P., je viens d'avoir 44 ans. Je suis marié et j'ai trois fils de 11, 16 et 19 ans.

En 2003, suite à un contrôle de routine, mon cardiologue, inquiété par un tracé sur mon ECG, décide de m'envoyer passer des examens à Laennec à Nantes.

Le tracé relevait la présence d'un syndrome de Brugada. Après une batterie d'examens et une syncope au bloc opératoire (je passe sur les détails), on a décidé de m'implanter un défibrillateur. Une enquête génétique familiale a été lancée. Une de mes tantes paternelle est également porteuse du syndrome, ce qui pourrait expliquer la mort subite de mon père , dans la nuit du 14 février 1979. Il avait 32 ans moi 6 ...

Le professeur Probst qui me suit depuis le début, m'a alors expliqué que j'entrais dans une médecine de prévention et que ce défibrillateur était en quelque sorte un parachute en or.

Cette implantation a bien sur eu des impacts sur ma vie quotidienne mais je m'y suis peu à peu habitué.

Dans ma jeunesse je pratiquais la course à pied, en particulier les cross et quelques courses sur route jusqu'à faire le semi-marathon. Avec le défibrillateur, j'ai longtemps pensé qu'il m'était impossible de courir de nouveau, pas pour un problème cardiaque en fait mais parce que la course m'occasionnait des douleurs au niveau du boîtier.

Je me suis mis alors au vélo. C'est pourquoi après ma première implantation, je me suis lancé le défi de grimper un col hors catégorie du Tour de France. Ce que j'ai fait l'été 2005 en me hissant en haut du col du Hautacam (13 km à 8% en moyenne).

L'an dernier mon épouse qui court aussi m'a demandé de l'accompagner pour la course « elle et lui » de 5km en couple à Montaigu. Je m'entends encore lui dire, « si j'y reprends goût je risque de replonger » en effet je venais de courir sans ressentir aucune douleur.

Et je m'y suis donc remis, je cours maintenant toutes les semaines. J'ai fait les 10 kM de l'éléphant à Nantes, le trail de Corcoué sur Logne, les 10 km de Saint Philbert. Dimanche 10 octobre je suis au départ des foulées nantaises (15km800).

 

Le défi du marathon.

L'an dernier mon fils aîné était en première année de médecine, une année qui s'achève par un concours très sélectif et exigeant. Alors que nous avions une discussion animée autour de sa stratégie de révision, il me dit qu'il ne préparait pas spécifiquement ses khôlles du vendredi car « il ne se préparait pas un 100 mètres mais un marathon ». Et là, j'ai lancé le pari suivant :  «  si tu réussis ton marathon de médecine du premier coup, on s'aligne tout les deux sur le marathon de Nantes, l'an prochain ». Il a eu son concours du premier coup...

Je ne voulais pas courir idiot, je cherchais le moyen d'associer la recherche médicale, dont je me sens très redevable, à ma course . C'est là que je suis tombé sur un article de Presse Océan à propos de Sauve ton Cœur.

Je me suis totalement reconnu dans la démarche de cette association et j'ai de suite pris contact avec Benjamin qui m'a réservé un très bon accueil.

Une longue préparation commence... Le marathon va avoir lieu le 30 avril 2017.


Si vous souhaitez participer, encourager Jérôme et les autres coureurs, contactez nous via notre facebook